La sexualité chez les seniors

Aujourd’hui, la sexualité chez les seniors n’est plus quelque chose de tabou. En effet, avoir une sexualité à 50, 60 ou 70 ans est toujours possible et les bienfaits pour la santé sont indéniables.
Quels sont les avantages d’une sexualité quand on a plus de 60 ans ?
Quels sont les freins et les difficultés pour certains seniors ? Et surtout, comment les dépasser ?

Un tour d’horizon

Au XXIe siècle, les seniors ne sont plus ce que pouvaient être leurs parents ou leurs grands-parents. La sexualité est un sujet comme un autre et comme cette nouvelle génération de septuagénaires et autres a changé, leur sexualité a elle aussi changé. Il n’y a pas d’âge pour parler d’amour et de sexe, chacun a l’âge de ses désirs, n’est-ce pas ? Avec les progrès médicaux et sociaux, la sexualité est vécue plus librement et d’après les dernières études, elle permettrait même d’accroitre l’espérance de vie. En effet, si un homme de plus de 60 ans a 2 rapports sexuels par semaine, son espérance de vie augmente jusqu’ à 50% et il peut gagner ainsi jusqu’à 10 ans.

On sait également que 90% des seniors en couple qui ont plus de 50 ans avouent avoir des relations sexuelles alors qu’ils n’étaient « que » 77% au début des années 90 et à peine 53% en 1970. Aujourd’hui, les seniors auraient en moyenne entre 5 et 7 rapports par mois.

Les difficultés et freins à la sexualité

Certains désagréments surviennent avec l’âge comme la sécheresse vaginale pour les femmes ou les troubles de l’érection pour les hommes, ou encore la diminution des sens pour les deux (perte sensorielle comme l’odorat ou l’ouïe). Il existe des traitements hormonaux et des médicaments qui vous aideront à donner un petit coup de boost à votre sexualité.
N’oubliez pas, non plus, que le la libido et le désir sont des éléments essentiels à une vie de couple réussie et que par conséquent, ils doivent être régulièrement alimentés, entretenus, motivés.

Les atouts d’une sexualité après 60 ans

Arrivé à un certain âge, l’important n’est plus dans la performance. La femme est détachée de la reproduction et peut à loisir se donner uniquement pour le plaisir sans avoir de peur du lendemain. L’imagination se développe avec l’expérience, les fantasmes également. Il y a beaucoup moins de pression et davantage de sensualité, d’attention à l’autre.

Faire l’amour pendant la grossesse ?

Est-il possible de faire l’amour quand on est enceinte ?
Pourquoi y a-t-il une baisse de libido à un moment ?
Dans quels cas peut-on faire l’amour avec son partenaire et à quel stade de la grossesse précisément ?
Autant de questions qui peuvent inquiéter ou être sources d’angoisses, n’est-ce pas ?

Se battre contre les idées reçues

Entre les nausées, la fatigue, la peur de blesser le bébé et votre libido qui joue aux montagnes russes, penser à faire l’amour durant la grossesse n’est pas quelque de toujours évident. Pourtant, il n’y a aucune raison de perdre cette (bonne) habitude et pour cela, il faut faire front aux idées préconçues sur le sujet.

D’abord, il faut savoir que la moitié des couples arrête progressivement d’avoir des relations sexuelles au cours de la grossesse et que seuls 10% parviennent à conserver une sexualité épanouie jusqu’à la fin des 9 mois (peut-être 8 pour vraiment réalistes).

Quelles sont les idées reçues contre lesquelles vous devez vous battre ?

  • J’ai peur de faire mal au bébé : c’est une peur très répandue.
    Il n’y a aucune raison d’avoir peur car le fœtus est protégé dans son liquide amniotique qui l’isole de l’extérieur.
  • J’ai peur que le sexe de mon partenaire perce la poche des eaux : c’est quasiment impossible car le vagin et l’utérus sont séparés l’un de l’autre.
    Environ 5 centimètres séparent le fond de vagin de la tête de bébé.
  • Le bébé va tout entendre les rapports sexuels : il n’entend rien et n’est pas spectateur de vos ébats.
    Mais il peut ressentir le bien-être et le plaisir de sa maman grâce aux hormones qui déclenchent des contractions utérines

Faire l’amour pendant la grossesse

Au 1er trimestre, il est possible que la libido soit en berne. En effet, la maman peut être indisposée physiquement, son corps change sous l’influence des hormones. Il ne faut pas oublier l’arrivée de la fatigue, des possibles nausées, des envies de sieste qui peuvent freiner à une sexualité débordante.

Au cours du 2nd trimestre, l’appétit sexuel est à son top; la femme s’est adaptée à sa nouvelle situation. les premières échographies ont effacé ses éventuelles craintes et il n’y a plus de nausées ni trace de fatigue. C’est notamment au cours du 4e mois que le moment est propice pour faire l’amour très souvent car le vagin est plus humide et l’excitation sexuelle est comme permanente. La femme atteint l’orgasme plus rapidement car la zone génitale est bien irriguée.

Enfin, le 3e trimestre est plus délicat selon les femmes. Le bébé grandit, il prend plus de place, il bouge davantage et la fatigue peut être présente.